Publié le 18 Juillet 2025

Un nouveau rapport stratégique propose de revoir en profondeur notre manière d’assurer les risques liés au changement climatique. En ligne de mire : un système plus équitable, mais aussi mieux financé et plus apte à protéger les ménages face à l’intensification des aléas naturels.
Depuis sa création en 1982, le régime Cat Nat repose sur une mutualisation des risques climatiques via l’assurance habitation. Si ce système a démontré son efficacité dans les grandes crises, il révèle pourtant aujourd’hui des failles préoccupantes. Entre indemnisations incomplètes, exclusions (notamment le recul du trait de côte) ou inégalités territoriales d’assurance, le modèle montre ses limites.
La prévention reste, de plus, peu intégrée au mécanisme. Résultat : face à l’augmentation des sinistres climatiques, +20 % en moyenne entre 2019 et 2023, les coûts explosent et la couverture devient plus incertaine, en particulier dans les zones les plus exposées.
Le rapport émet trois hypothèses de réforme, selon le rôle souhaité de l’État et le degré de solidarité recherché :
Ce débat n’est plus théorique. Il s’agit désormais d’une urgence sociale, économique et environnementale. Selon les experts, repousser les réformes coûterait en effet bien plus cher que les anticiper. Il reste alors à savoir quel modèle la société choisira d’assumer.