Publié le 12 Décembre 2025

La consultation publique ouverte par le ministère porte sur une révision des règles encadrant plusieurs opérations financées par les Certificats d’économies d’énergie. Parmi les dispositifs concernés, les pompes à chaleur occupent une place centrale. Le texte vise surtout à ajuster les conditions d’attribution des CEE afin de mieux contrôler la qualité des installations et de recentrer les aides sur les équipements capables de produire de véritables économies d’énergie.
Les premières orientations du projet prévoient un renforcement des seuils de performance exigés. Ainsi qu’une prise en compte plus stricte de l’adéquation entre l’appareil et les caractéristiques du bâtiment. L’État cherche ainsi à éviter les montages hasardeux : PAC mal dimensionnées, posées dans des logements insuffisamment isolés ou installées sans cohérence globale. Le dispositif CEE gagnerait alors en efficacité réelle. Il ne soutiendrait en effet que les projets capables d’atteindre des gains mesurables et durables.
L’installation d’une pompe à chaleur ne peut être pertinente que si le bâtiment est analysé correctement avant le chantier. Chaque paramètre influence la performance finale. Qu'il s'agisse de l'isolation de l’enveloppe ou des besoins thermiques. Ou encore de la configuration des émetteurs et de la qualité de la ventilation. Avec l’arrivée de nouvelles règles, cette étape préalable devient encore plus stratégique. Les diagnostiqueurs immobiliers, grâce à leur connaissance du bâti et à leur capacité à évaluer les points faibles d’un logement, sont donc directement impliqués dans la fiabilité des opérations financées par les CEE. Leur expertise permet en effet d’écarter les projets incohérents. Puis d’orienter vers des solutions réellement adaptées.
La popularité des pompes à chaleur a entraîné une multiplication des installations. Parfois au détriment de la qualité. Le projet d’arrêté cherche ainsi à corriger ces excès en imposant davantage de cohérence technique. Tout en garantissant un meilleur suivi des performances. Cette évolution devrait alors aider à restaurer la confiance autour de ces équipements. Et à renforcer le rôle des professionnels qualifiés.
Pour la filière du diagnostic immobilier, ces ajustements confirment une tendance. Les projets de rénovation énergétique demandent une lecture fine du bâtiment. Il s'agit en effet d'une condition indispensable pour éviter les erreurs coûteuses et optimiser l'efficacité des aides publiques.